Maxime a 19 ans quand il me contacte. Pilote en Moto3, il est techniquement excellent mais quelque chose le bloque. Avec son accord, je partage son parcours — un exemple concret de ce que la préparation mentale peut transformer.
Le premier appel
Maxime m’explique sa situation : talent reconnu par tous ses coachs, temps au tour impressionnants à l’entraînement, mais performances décevantes en course. “Je ne comprends pas. Je sais que j’ai le niveau. Mais dès que ça compte vraiment, je me paralyse.”
Le pattern est classique mais toujours unique dans sa manifestation. Pour Maxime, c’était les premiers tours. Il partait bien, mais dès le premier dépassement manqué, il perdait confiance et finissait par piloter “en protection”.
Le diagnostic
En quelques séances, nous identifions plusieurs dynamiques :
La pression familiale inconsciente
Son père, ancien pilote, avait arrêté sa carrière sur une blessure. Maxime portait sans le savoir la mission de “réussir là où papa a échoué”. Cette pression invisible le paralysait.
Le perfectionnisme toxique
Maxime ne se donnait pas le droit à l’erreur. Chaque imperfection était vécue comme un échec total. En course, cette pression créait une tension qui l’empêchait de prendre les risques nécessaires.
Le focus résultat
Toute son attention était sur le classement final. Il pensait à la 5ème place en plein virage, au lieu de penser au virage.
Le travail
Phase 1 : Décompression (Mois 1-2)
Nous avons d’abord travaillé sur la pression familiale. Des conversations avec son père, préparées ensemble, ont permis de mettre des mots sur des non-dits de 10 ans. Le père a pu exprimer qu’il voulait avant tout que Maxime soit heureux — la course ou pas.
Phase 2 : Restructuration (Mois 3-4)
Nous avons transformé son rapport à l’erreur. L’erreur n’est pas un échec, c’est de l’information. Nous avons créé un rituel post-erreur : trois respirations, puis la phrase “Qu’est-ce que j’apprends ?”.
Le perfectionnisme destructeur est devenu un perfectionnisme constructif — viser l’excellence tout en acceptant le chemin imparfait qui y mène.
Phase 3 : Focus processus (Mois 5-6)
Nous avons complètement restructuré son attention en course. Avant : “Je dois finir dans les 5 premiers.” Après : “Ce virage. Cette trajectoire. Ce freinage.”
Des mots-clés ancrés à l’entraînement lui permettaient de revenir instantanément au présent quand son esprit dérivait vers le résultat.
Phase 4 : Intégration (Mois 7-8)
Les derniers mois ont été consacrés à consolider les acquis et préparer son autonomie. Maxime avait maintenant une boîte à outils complète et savait quand utiliser chaque outil.
Les résultats
Objectifs mesurables :
- 3 podiums dans les 4 dernières courses de la saison
- Meilleur temps au tour personnel amélioré de 0.4 seconde
- Premier départ en première ligne de sa carrière
Transformations profondes :
- “Je pilote maintenant comme à l’entraînement, même en course”
- “J’ai retrouvé le plaisir. C’est fou, mais j’avais oublié pourquoi je faisais ça.”
- “Le stress est toujours là, mais il me porte au lieu de me bloquer”
Ce que j’ai appris de Maxime
Chaque accompagnement m’apprend quelque chose. Avec Maxime, j’ai (re)découvert l’importance de l’environnement familial, même chez un athlète adulte. Les loyautés invisibles façonnent nos performances bien plus qu’on ne le croit.
Pour des raisons de confidentialité, certains détails ont été modifiés. L’essence du parcours reste authentique.
Vous vous reconnaissez dans l’histoire de Maxime ?
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